Les coqs chantent, il doit y avoir un coq par habitant ici. Ils nous appellent à contempler le jour levant. Le gong du temple sonne l'heure des offrandes.
De notre terrasse dominant la rivière, les montagnes se doublent en se réfléchissant dans l'eau calme.
Nous retrouvons notre guide pour acheter le pique-nique de ce midi. Riz collant, sorte de rouleaux de printemps dans des feuilles de laitue, lap de porc dans une feuille de bananier, bananes et beignets de bananes. Un trek de 7 heures est prévu vers des villages ethniques.
Il y a classe aujourd'hui, tous les élèves sont alignés, l'enseignant en habit militaire dicte la bonne parole du gouvernement de la République Populaire Démocratique, tous applaudissent.
Selon notre guide, Il vaut mieux être d'accord avec la politique du gouvernement sinon la prison vous attend.
C'est la vision de la liberté selon le communiste laotien !!!
Premier stop au pied d'une falaise karstique, percée de plusieurs grottes caractéristiques de cette géologie.
Ces grottes servaient d'abri aux villageois, et aussi au Viêt, pendant les bonbardements au napalm effectués par les Américains.
La vision de la liberté selon les américains !!!
Un seul arbre a survécu aux bombes incendiaires dans cette localité.
Un sentier sinueux succède à la piste poussiéreuse. La sécheresse est palpable alors qu'une rivière coule pas loin. Le 13 avril, tous fêteront le nouvel an, ce sera la fête de l'eau qui marquera, grâce aux prières, le retour de la saison des pluies.
Et notre sentier se transformera en rizières, pour deux récoltes avant la fin de la pluie début octobre. Quelques vaches et buffles occupent l'espace en attendant.
Notre guide repère les éclats de bombe.
Le premier village est occupé par trois ethnies dont les kamus, animistes, ils ont fui le Cambodge et la répression des Khmers Rouges.Les autres sont boudhistes.
Les scènes de vie locale sont nombreuses, tissage, séchage du tabac, vannerie....

Cette station d'essence est unique en son genre, et le Taxi est disponible... c'est un tracteur.
En nous éloignant vers le second village, beaucoup plus pauvre, le guide aperçoit un serpent. Il faut vraiment avoir l'oeil.
Les gués succèdent aux ponts précaires.
Le village kamu présente un contraste saisissant entre la pauvreté et les sourires d'enfants.
Pas d'électricité ici, et l'eau publique vient juste d'être installée.

Le forgeron local transforme les éclats d'obus en outils.
Sur le chemin du retour, nous rencontrons un couple d'agriculteurs. Ils vont chercher des cailloux à la rivière, et peut-être de l'or. L'homme a déjà trouvé deux pépites!
Nous partageons notre pique-nique avec eux. Ils proposent riz collant, viande de boeuf séchée et fumée, un régal. Moment de partage et de sourires.
Une boisson locale à base de plantes tonifiantes nous est proposée. Elle rend le travail plus facile.... Dopage local.
La rivière est équipée de petits barrages et de micro centrales électriques.
Sur la route du retour, petite dégustation de vin de riz local, riz fermenté puis distillé.
Les monks novices profitent de l'eau en cette fin d'après-midi. La pause s'impose.
Isabelle trie ses 2745 photos quotidiennes.....
Encore une leçon de geographie et une leçon sur une civilisation.
RépondreSupprimerMerci
Bisous